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 En pleine forêt...

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Diboan Onòra
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MessageSujet: En pleine forêt...   Sam 27 Mar - 1:30

Au cœur de la nuit, des bruits de sabot raisonnaient sur les pavés de la rue principale de Tàri. Tàri, une ville devenue bien importante depuis quelques temps... Et il y avait de quoi : le nouveau palais, immense et majestueux, trônait au milieu de la ville, entouré d'éblouissantes allées et de somptueuses statues. La plus magnifique était sans aucun doute la fontaine de calcaire et de grès, représentant, on-ne-savait-pourquoi, un noble griffon enflammé... Disposée au milieu d'une grande place circulaire menant tout droit au palais de ces contrées, cette fontaine était devenue le symbole du pouvoir de Tàri.

De longues jambes noires passèrent subitement en coup de vent à côté. Arrivé à ce niveau de la ville, le cheval ne tarda pas à atteindre les portes du plus important bâtiment de la capitale. Il ne s'arrêta en fait même pas, et ne freina finalement qu'arrivé devant les hautes marches de la résidence politique. La monture à peine stoppée, des bottes marron touchèrent lourdement le sol et s'engagèrent avec assurance vers la Grande Porte. Les deux gardes firent revenir leurs hallebardes contre eux, et l'homme continua sa route sans décocher un mot. La longue cape rouge foncé frôlait les marches au fur et à mesure que le sorcier montait escalier sur escalier. Enfin arrivé devant une porte discrète mais magnifiquement décorée, l'homme tendit son bras, et son gant, de la même couleur que ses bottes, frappa délicatement contre le bois. Une réponse se fit entendre, et Diboan entra. A l'intérieur, un autre homme l'attendait, allongé sur un sofa, mangeant en toute tranquillité une grappe de raisin. Le nouvel arrivant s'inclina.


- Sire.

- Arrête de m'appeler « Sire », Diboan. Tu sais très bien que tu fais partie des rares personnes à pouvoir me tutoyer.

- Désolé, Evans. Mauvaise habitude.

Diboan s'assit en face de son Souverain et enleva en même temps ses gants qu'il déposa sur la table basse, entre les deux hommes. Il détacha ensuite sa cape et la laissa sur le bord du canapé. Fermant les yeux, il essaya de se relaxer quelques secondes afin de se remettre de son long voyage.

- Comment va Funiska ?

- Bien. Et il refuse ta proposition : il préfère les frontières à la gloire. Il ne prendra donc toujours pas le commandement du royaume sylvain. Tu devras te contenter de ce « Bedwyr Chwarin » encore un moment, si elfe qu'il soit.

- Les frontières ?

- Funiska requiert une nouvelle fois des renforts. Les humains sont de plus en plus difficiles à repousser. Il paraît même qu'une semaine avant mon arrivée là-bas, ils ont envoyé un genre de... catapulte... immense... qu'ils ont mis une heure à monter à 150 mètres des remparts... Et apparemment, quand l'engin a enfin commencé à fonctionner, il a envoyé subitement une grosse pierre qui a tout dégommé sur son passage... Heureusement pour nous, ça ne tire qu'une à deux pierres par heure, parce que pris de court, Funiska a mis un moment avant de pouvoir démonter leur arme... Résultat, il y a une b...

La porte par laquelle était entré Diboan quelques minutes auparavant s'ouvrit en fracas. Un soldat apparut, de toute évidence essoufflé et affolé.

- On est attaqué !


Un bruit sourd se fit entendre. Diboan, allongé sur un lit primaire en bois, tentait de toutes ses forces de respirer. Il avait l'impression que sa cage thoracique était comprimée, son poumon perforé, sa gorge enflée au maximum. Il ne voyait rien, et sentait tous ses sens en éveil. Endormi, meurtri, il toussait, suffoquait. De terribles douleurs l'assiégeaient dans le ventre, dans les côtes. Que lui arrivait-il ?! Diboan toussa une nouvelle fois, et essaya d'ouvrir les yeux. Ses forces semblaient bien insuffisantes par rapport à la tâche qu'il confiait à ses paupières. Celles-ci s'ouvrirent finalement tout de même au bout de plusieurs minutes, et de quelques infimes millimètres seulement. Un étrange aura lui parvenait, et ce fut tout ce qu'il vit avant de perdre à nouveau connaissance.


Des pas coordonnés établissaient une symphonie particulière au cœur des imposants couloirs du palais. On discutait fort, on se mettait à jour, on se renseignait, on écoutait. On écoutait l'homme qui dirigeait le groupe, un homme qui n'avait pourtant aucun poste officiel. La main gauche, gantée, sur le pommeau de son épée, l'autre main servant d'écho aux ordres lâchés dans l'air que respiraient les différents responsables, Diboan avançait d'un pas sûr et mettait en place la stratégie défensive. Surtout, il fallait protéger le couple royal. En tant que bras-droit du Souverain, et seul officier de premier plan présent dans l'enceinte du palais ce jour-là, il était en charge de la défense.


- Impossible d'envoyer un messager à Aldae. On est complètement assiégé.

- Mais QUI nous attaque à la fin ?!

- On ne sait pas, Diboan. Ils ne se sont pas identifiés, vous croyez-bien !

- Le problème, c'est qu'on ne s'est rendu compte de l'attaque que tardivement, parce que les gardes ont été assassinés en toute discrétion. Ce n'est même pas une attaque en règle !

- Le chef de la garde a d'ailleurs disparu Diboan. On pense qu'il a été tué dès le début de l'attaque. On a réveillé tous les gardes du palais, mais on n'est pas assez nombreux, et surtout pas préparés. Même en mobilisant tous les hommes du palais...

- Faites donc ça. Vous l'avez dit, ce n'est pas une attaque en règle... C'est une tentative de coup d'état.


La toux le réveilla. Cette fois-ci, Diboan mit moins de temps à ouvrir les yeux, mais il ne voyait toujours pas grand-chose. Surtout, son ventre lui faisait affreusement mal, et, mis à part ses paupières, il n'arrivait pas à bouger. Il n'entendait aucun bruit, aucun son. Rien. Que s'était-il passé ? Comment était-il arrivé là ?


Le groupe que dirigeait Diboan avait changé. Ce n'était plus un conseil de guerre qu'il commandait, mais une troupe d'une dizaine de soldats, faible nombre dû à la répartition équitable des hommes disponibles en fonction des accès à défendre. L'escouade avançait rapidement, mais en silence, malgré le bruit de leurs pas. Chaque homme écoutait attentivement ce qui se passait, essayant de faire abstraction des combats et cris alentours pour se concentrer au contraire sur le silence du corridor. La main de Diboan se leva, et le groupe s'arrêta net. Le leader sortit le plus discrètement possible son épée de son fourreau et resta un instant sans bouger, avant d'avancer lentement vers le bout du couloir. Pas à pas... Lentement... Très lentement...Un craquement se fit entendre sur leur gauche. Diboan tourna brusquement la tête et son épée vers la direction d'où avait provenu le bruit, et un rat sortit tout à coup de l'ombre avant de s'enfuir. Diboan souffla un peu, sans doute aussi stressé que les gardes qui l'accompagnaient. Soulagé, ses yeux se redirigèrent vers le bout du corridor, quand une pression contre le visage l'expulsa contre le sol. A moitié assommé sur les dalles du couloir, Diboan essayait de reprendre ses esprits alors qu'il entendait le fer raisonner précipitamment au-dessus de lui. Rampant de quelques centimètres, le sorcier réussit à rattraper la poignée de son épée et se joignit au combat. Une quinzaine d'hommes se présentaient devant eux et faisaient déjà face aux gardes du palais. Dans la pénombre qui régnait, Diboan pouvait tout juste distinguer des vêtements émaillés sur ces intrus. Qui étaient-ce ?? Il n'en avait aucune idée, mais ce n'était pas la priorité. Son bras se mit à s'agiter frénétiquement à la recherche d'un membre ou d'un organe vital ennemi. Au bout de quelques minutes à peine, il ne restait plus que trois personnes, tellement l'affrontement avait été violent. Deux rebelles, et Diboan. Celui-ci savait qu'il ne fallait pas se laisser encerclé et bougeait donc de façon à toujours garder un œil sur ses ennemis. Un des hommes s'élança. Le pied du sorcier frappa le ventre de sa cible, et son épée trancha alors l'air pour finalement couper la tête de l'assaillant. L'autre ne tarda pas à réagir et lança un sort contre Diboan. Ce dernier fut plaqué contre le mur quelques secondes, comme par magie, et retomba au moment où le responsable s'approchait. Diboan avait une nouvelle fois lâché son épée et, agenouillé, courbé de douleur, il vit l'autre homme lever son arme. Sa vie étant en jeu, Diboan fit momentanément impasse sur sa douleur et roula par terre alors qu'il s'emparait de son poignard. La fine lame, obéissant à son maître, se planta aussitôt dans le bas du dos de l'ennemi. C'en était fini... pour le moment. Se relevant, constatant l'étendue des dégâts et l'impossibilité pour lui de défendre seul un accès déjà atteint par les attaquants, Diboan récupéra ses deux armes et se mit à trottiner vers les étages supérieurs afin de trouver d'éventuels renforts.


La toux le reprit. A présent, la somnolence se faisait de plus en plus rare. Il avait toujours envie de dormir, toujours aussi mal, mais il voulait savoir. Seulement, comment bouger ? Combien de temps était-il resté inconscient ? Combien de temps ses « absences » duraient-elles ? Dans quel état se trouvait-il réellement ? Où était-il ? Autant de questions auxquelles le sorcier ne trouvait pas de réponse. Peut-être dans un palais... Peut-être dans une résidence... Peut-être chez les humains... Peut-être au...


Ils couraient depuis déjà plus d'une heure. Sans relâche. Sans une seule pause. Elle lui demandait de ralentir, mais lui n'en voulait rien.


- Eileen, dépêche-toi !

Diboan ne voulait pas courir le moindre risque. Il avait promis. Quand il était remonté du corridor et avait trouvé le seigneur Dablord seul, préparant il-ne-savait-quoi, le Souverain lui avait ordonné d'abandonner la défense du palais. Il lui avait dit que ce n'était plus son rôle, et qu'il avait maintenant pour tâche de protéger la reine. C'est pourquoi il avait emprunté avec Eileen un passage secret vieux de six ans et connu que par de rares personnes et c'est pour cela qu'il se retrouvait à présent en pleine forêt, enjambant racine sur racine et évitant branche sur branche. Le problème, c'était que Diboan craignait d'avoir été suivi. Eh oui, le passage ne resterait pas indéfiniment secret. On le trouverait. Et quand il serait trouvé, cela ne signifierait qu'une seule chose : le coup d'état aurait été réussi. Sire Dablord aurait été assassiné. Celui-ci n'avait pas voulu venir, voulant gagner du temps et protéger du mieux qu'il le pouvait sa femme. Ca allait lui être fatal, si ça ne l'avait déjà été. Diboan savait les heures d'Ashalas comptées. D'ici peu la nouvelle du coup d'état se répandrait et des émeutes éclateraient un peu partout. Il fallait absolument gagner Calfals. Là-bas, ils seraient en sécurité. Artnëos Dablord, frère du Souverain de ces terres, pourrait les protéger et réunir les troupes dispersées dans toutes les contrées pour une nouvelle fois marcher sur Tàri et mater la rébellion.
Pour le moment, néanmoins, il fallait courir. Courir, et courir le plus rapidement possible. Eileen était épuisée, mais il n'avait pas le choix. Diboan se retournait tous les deux mètres pour voir si la reine le suivait toujours, et sinon avançait à l'aveuglette, se contentant de fuir la capitale, devenue en une seule nuit un véritable « no man's land ». Il était d'ailleurs tellement concentré dans l'accomplissement de leur fuite qu'il ne vit même pas venir l'énorme bout de bois le frapper à la tête. Celle-ci heurta le sol et, étourdi, perdant du sang, Diboan ne pouvait qu'assister, impuissant, à l'assassinat de la Souveraine d'Ashalas. Il avait échoué. Il n'avait apparemment jamais été digne de remplacer Arcane Lamitì. La vision du sorcier était trouble, et sa tentative désespérée de défendre Eileen était du pure suicide. L'épée à la main, à moitié relevé, Diboan s'élança face à ceux qui leur avaient tendu l'embuscade... Son énergie d'ultime recours permit alors à un poignard de le transpercer profondément, poignard qui tourna sur lui-même pour s'assurer que l'officier serait bien mort après leur départ. Le bruit produit par l'épée lors de sa chute fut assourdi par la nature. Puis Diboan s'écroula à la suite de son arme. Il saignait abondamment et n'avait aucun espoir de survie, seul, en pleine nature. Distinguant à peine la silhouette du cadavre de la reine, le sorcier perdit peu à peu connaissance...


La somnolence le quitta. Pas la douleur. Quelle heure était-il ? Combien de jours avaient passé depuis son premier réveil, si court fusse-t-il ? Le néant le berçait. Diboan ne pensait à rien ; il agissait de manière mécanique. Des réflexes gardés de son ancienne vie, d'un temps bien lointain à présent... Sa main gauche repoussa les draps, et il passa ses jambes en-dehors du lit. L'homme voulut se lever ; le blessé tomba lourdement par terre, constatant que ses blessures étaient réelles et qu'il n'avait aucun contrôle sur les événements actuels. Diboan resta un moment ainsi, adossé contre le mur, incapable de se mettre sur ses jambes. Et les bribes de souvenirs qui lui passaient par la tête ne lui donnaient aucune envie de se battre. Il avait échoué.

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Aëlius
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MessageSujet: Re: En pleine forêt...   Mar 30 Mar - 21:44

La nuit était noire, froide comme l'acier et sombre, bien plus ici en forêt qu dans la plaine à l'extérieur.
Calme surtout, le vent froissait les feuilles, agitant légèrement la branche sur laquelle Aëlius était allongé. Depuis le début de la nuit, il observait le ciel nocturne en réfléchissant.
* Déjà plus de 7 ans et aucune nouvelle.
Aucun indice sur cette lettre non plus. *

-- Soupir --

Un éclat lumineu attira soudain son attention en direction de Tari.
* Ohoh, une explosion ? *

D'un coup, la forêt s'emplit du bruit de plusieurs centaines de pattes frappant le sol en cadence.
* Non, je ne rêve pas, la ville est en flamme.
Il faut aller voir ça de plus près, ça a l'air bien plus intéressant que de ruminer de sombres pensées... *



------


Moins de deux heures plus tard, il avait couvert la distance qui le séparait de la ville.
Le mur d'enceinte était intact, mais les cris et le chant de l'acier résonnaient jusqu'aux portes de la cité. Le palais était en flammes, des hommes et des femmes masqués courraient un peu partout en criant.

* La ville a donc été prise de l'intérieure, par un groupe relativement petit qui plus est.
Je me demande ce qui est arrivé à Evans et sa suite. *


Profitant du chaos environnant, il ne mis pas longtemps à arriver au palais, enfin ce qu'il en restait... Des soldats gisaient dans la poussière et le sang, rendant la progression difficile.
* Il y a peu de soldats, il aurait dû y en avoir beaucoup plus... *

Il trouva le cadavre d'Evans dans une des plus hautes salles, transpercé d'une dizaine de flèches.
* Ils l'ont tué à distance, pas très glorieux, mais ainsi s'achève son règne. *

Il pris le temps de prendre une lampe à huile non loin pour asperger le corps avant d'y mettre le feu.
* Il est temps de partir avant qu'ils ne reviennent.
Ils vont avoir une surprise et mieux vaut que je ne sois plus dans les parages... *



------


Quelques minutes plus tard, il étais de retour sous le couvert des bois.
Il regarda pendant plusieurs minutes les derniers incendis disparaitre pendant que le calme revenait petit à petit avant de repartir doucement.
* Bon, j'en ai assez vu, allons dormir, demain risque d'être long. *

S'engageant silencieusement dans la forêt, il s'enfonça au plus profond de celle-ci.


------


Une heure plus tard, il découvrit le cadavre d'Eileen, baignat dans une flaque de sang, un poignard enfoncé jusqu'à la garde à la base de sa nuque.
Il pris néanmoins son poul.
* Morte... Mais le corps est encore chaud. *
Son regard tomba sur Diboan.
* Un autre ici, ils devaient fuir la ville...
Mais celui-ci est vivant . *


Avant qu'il ne puisse poursuivre ses investigations, une voix tonna derrière lui :
"- Ne bouge pas ! Un geste et tu es mort."
* Bah bien sur... *
"- Retourne toi lentement."
Aëlius se releva en douceur avant de se tourner lentement vers un homme habillé de noir qui le tenait en joue à environ 2 mètres.
* Comment ne l'ai-je pas entendu ??? *
"- Bonsoir."
"- C'est imprudent de se balader ainsi si tard, que fais-tu ici ?" répondit l'autre d'une voix moqueuse.
"- Ma fois, si j'étais indiscret je vous retournais bien la question..."
L'homme s'avança, son sourire effacé.
"- Trêve de plaisanterie. Je ne me répèterai pas !"
* C'est imprudent d'avancer aussi près... encore quelques centimètres et... *
Avant que l'autre ne puisse réagir, il avait virevolté, repoussant sur le côté la flèche qui le tenait en joue tout en dégainant sa lame.
Une demi-seconde plus tard, le calme régnait de nouveau, seule une flèche plantée quelques pas plus loin pouvait attester de l'affrontement.

Rengainant silencieusement son arme, Aëlius explorant rapidement les alentours avant de se tourner de nouveau vers Diboran...
* Trainer par ici n'est pas une bonne idée, j'espère que tu en vaux le coup... *



[PS: n'oublie pas qu'Aëlius n'a pas de point de chutte, il t'a amener chez qq'un à quelques heures de route ;)]

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MessageSujet: Re: En pleine forêt...   Dim 4 Avr - 20:00

La somnolence le quitta. Pas la douleur. Quelle heure était-il ? Combien de jours avaient passé depuis son premier réveil, si court fusse-t-il ? Le néant le berçait. Diboan ne pensait à rien ; il agissait de manière mécanique. Des réflexes gardés de son ancienne vie, d'un temps bien lointain à présent... Sa main gauche repoussa les draps, et il passa ses jambes en-dehors du lit. L'homme voulut se lever ; le blessé tomba lourdement par terre, constatant que ses blessures étaient réelles et qu'il n'avait aucun contrôle sur les événements actuels. Diboan resta un moment ainsi, adossé contre le mur, incapable de se mettre sur ses jambes. Et les bribes de souvenirs qui lui passaient par la tête ne lui donnaient aucune envie de se battre. Il avait échoué.

Il se trouvait dans une pièce chichement meublée, un lit, une petite table en bois et deux chaises.
Les murs étaient nus, on distinguait facilement des zones claires où se trouvaient probablement des armoires avant qu'elles ne soient retirées.
Le plancher était en bois, là aussi un ancien tapis semblait avoir été retiré récemment.
Son regard finissant de faire le tour de la pièce, Diboan avisa une fenêtre. Le soleil couchant produisait encore assez de lumière pour apercevoir d'un côté la forêt et de l'autre la plaine. On pouvait aussi voir un enclos à quelques pas, le genre d'enclos utilisé par les éleveurs pour les chevaux. Il était vide, comme tout le reste autours. Pas une trace de vie, pas un bruit....

"- Bonsoir sorcier."

L'inconnu qui venait de parler était rentré sans un bruit, de taille moyenne, il portait un long manteau de cuir noir et observait Diboan.
Il s'assit nonchalamment sur le coin le plus éloigné du lit.

"- Tu as l'air en meilleure forme qu'il y a 3 jours. Je suppose que tu as des informations sur ce qui s'est passé."

*Il n'a pas l'air très en forme quand même...*

"- En tout cas nous nous pouvons pas rester ici très longtemps. Les fermiers qui habitaient là ont fui le chaos qui s'installe et nous ferions bien de faire de même rapidement. Nous sommes à une journée de marche de Tari, mais les pillards et ceux qui ont pris possession de la ville s'approchent de plus en plus."

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Diboan Onòra
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MessageSujet: Re: En pleine forêt...   Sam 10 Avr - 20:55

Diboan regardait dans le vide. Peut-être en direction de la fenêtre qui lui faisait face ; peut-être en direction du mur, délabré. Il ne pensait en vérité à rien ; c’étaient les pensées qui venaient à lui. Il ne pouvait en effet s’empêcher de se remémorer la dernière journée dont il se souvenait avant de se retrouver dans cette pièce. Cela avait pourtant si bien commencé… Il avait revu d’anciens amis, pour finir par perdre les principaux. Qu’était-il d’ailleurs advenu de ses autres connaissances, des autres dirigeants d’Ashalas ? Cela dépendait, en fait. Cela dépendait du temps qui s’était écoulé, plutôt. Il pouvait s’être passé beaucoup de choses entre-temps. Peut-être l’ordre était-il revenu… Mais à ce moment-là, que faisait-il encore dans cette pièce ? Peut-être que la personne qui l’avait emmené ici ne savait tout simplement pas qui il était et qu’il n’avait aucun moyen de le confier aux bonnes personnes… Ou peut-être que le danger extérieur était trop grand… Peut-être le recherchait-on, aussi… C’était possible, effectivement. Même si on n’avait à la base voulu tuer qu’Eileen, peut-être que ce « on » si mystérieux ne voulait pas de témoins, et surtout pas laisser en vie quelqu’un de si bien placé dans ce gouvernement qui avait déjà duré sept ans… Ou peut-être était-il captif. Vu son état de santé, les liens auraient sans doute été inutiles… La seule façon de le savoir était de se lever et de regarder si la porte était fermée. Il n’y avait qu’à se lever… Tâche devenue bien difficile à présent.

Un moment passa, pendant lequel Diboan gardait cette fois les yeux dirigés vers la porte, incapable de se motiver assez pour se lever. Un homme entra alors et s’assit sur le bord du lit, apparemment plus fatigué de s’occuper d’un blessé qu’heureux de se rendre utile. Cela se comprenait, d’ailleurs, s’il n’était qu’un homme de main… Quelle place avait-il donc dans ce monde ? Etait-il un de ces envahisseurs ? Un de ces humains ? Non, cela ne collait pas… Peu d’intrusions avaient lieu, et ceux qui avaient attaqué le palais étaient des sorciers et des elfes, assurément. Cela aurait une étrange coïncidence qu’un simple humain le retrouve, comme par hasard, à ce moment-là, à cet endroit précis, bien loin des frontières… De plus il savait que Diboan était un sorcier… quoique c’était évident vu la tenue qu’il portait… Il en revint donc à son idée de départ : qui était cet homme ?

La réflexion n’eut pas à durer longtemps, puisque l’homme en question parla suffisamment pour combler l’esprit du convalescent. Cela faisait donc 3 jours que le coup d’état avait eu lieu… plus ou moins quelques heures… 1 journée de marche de Tàri… Et le chaos… Apparemment, Tàri était définitivement tombée… Aux mains de qui ? Qui était donc aux commandes ?... Et puis cela faisait 3 jours… Logiquement, Calfalas venait juste d’être prévenue… Qu’Artnëos avait-il décidé ?... Il fallait que Diboan le voie. Absolument.


- Il faut que je me rende à Calfalas.

Sans même remercier l’inconnu, Diboan essaya enfin de se lever. Dans sa tentative pitoyable il dut finalement se rattraper au bord du lit, toussant en même temps. Resté penché, la tête basse, afin de se reprendre, l’officier sentit le regard de l’autre homme posé sur lui.

- Qui dois-je remercier pour m’avoir conduit jusqu’ici ?

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MessageSujet: Re: En pleine forêt...   Mar 20 Avr - 14:31

- Il faut que je me rende à Calfalas.

L'officier tenta de se lever, mais il dut se rattraper au montant du lit pour ne pas tomber.

* Il ne vaut mieux pas dans cet état... *

- Qui dois-je remercier pour m’avoir conduit jusqu’ici ?

- Personne, à pars peut-être la chance. Mais aller à Calfalas est hors de question.
Déjà parce que vous n'arriverez jamais là-bas dans votre état.
Et ensuite ...

Il tourna brusquement la tête vers la fenêtre comme s'il avait entendu quelque chose.
Il resta à l'écoute pendant une seconde, la main droite négligemment posée sur le pommeau d'une épée qu'un mouvement fluide repoussant son manteau avait révélée.
Son regard se reposa sur Diboan avant de continuer.

... et ensuite car Calfalas a subi le même sort que Tari...
J'ai croisé ce matin un messager en provenance de Calfalas... enfin ce qu'il en restait...
Calfalas est tombé au même moment que Tari, les membres du gouvernement ont été assassinés, comme ici.
La guerre civile a déjà commencée.
Il en va probablement de même pour toutes les capitales et le chaos s'étend petit à petit. Lorsque les frontières apprendront ce qu'il s'est passé, l'anarchie sera totale.

Il faut partir officier, nous n'allons pas rester seuls très longtemps.
En longeant la forêt vers l'ouest, nous devrions passer plus ou moins inaperçus jusqu'à trouver un endroit isolé où se reposer.


* Enfin quand je dis "inaperçus", ça me parait difficile... On a vu son inefficacité à rester caché et à protéger Eileen... *

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MessageSujet: Re: En pleine forêt...   Mer 21 Avr - 14:51

Diboan s'assit sur le bord du lit, non loin de l'inconnu, sans même faire attention une seule seconde au danger que représentait le fait de rester dans cette ferme. Alors comme ça Calfalas n'était plus... Beaucoup de ses amis étaient aussi là-bas... Que leur était-il donc arrivé ? D'ailleurs, en y repensant, l'officier ne savait pas non plus ce qui était arrivé à Evans...

- Et... Et sire Dablord ?

Diboan se retint bien de montrer tout signe de familiarité avec le Souverain, conscient qu'il pouvait se mettre plus en danger qu'il ne l'était déjà. L'annonce de la mort du roi ne l'étonna pas, mais il devrait attendre un très long moment avant de pouvoir se recueillir sur tous ces décès... A présent, sans aucun substitut de ce gouvernement, les Terres Oubliées sombraient dans la guerre civile... La seule manière de ramener l'ordre était la force, et Diboan ne pouvait plus espérer trouver cette force qu'à un seul endroit : les frontières. Peut-être certains avaient survécu à Asha, île quelque peu éloignée de la métropole, mais si c'était le cas ceux-là devaient se cacher et être quasiment impossibles à trouver. Non, le seul espoir – en tout cas pour Diboan – était de retrouver les commandants des frontières qui, patrouillant constamment, n'avaient pu être tous assassinés en même temps. Si un commandant était encore en vie, il y avait des chances que des troupes soient disponibles. Ce serait un début...
Malheureusement, l'autre homme avait raison, il n'y avait pas de temps à perdre : quand les garnisons stationnées aux frontières apprendraient la nouvelle du coup d'état, ce serait la désertion totale...


- Il faut partir officier, nous n'allons pas rester seuls très longtemps.
En longeant la forêt vers l'ouest, nous devrions passer plus ou moins inaperçus jusqu'à trouver un endroit isolé où se reposer.


- Très bien, partons. Je vous suis. Vous avez un cheval ? On irait bien plus vite, surtout que je doute être en état de courir... Ou si vous me dégottez un bâton, ça fera l'affaire...

Il essaya de rire, ce qui accentua encore plus sa douleur au ventre. Quelques grimaces après, il se reprit.

- Qui êtes-vous ?

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MessageSujet: Re: En pleine forêt...   Mer 21 Avr - 21:49

Aëlius se retourna pour partir mais...
- Et... Et sire Dablord ?
... il fit volte-face sans un bruit et réfléchit quelques secondes.

* Dois-je cacher la mort d'Evans ?
De toute façon c'est un secret qui ne le restera pas longtemps... *


Il finit par annoncer d'un ton neutre :
- Evans Dablord a été tué. Les assaillants lui ont tiré une volée de flèches à bout portant.

L'homme déglutit avant de continuer.

- Très bien, partons. Je vous suis. Vous avez un cheval ? On irait bien plus vite, surtout que je doute être en état de courir... Ou si vous me dégottez un bâton, ça fera l'affaire...

- Non, il n'y a aucun cheval dans les environs. J'ai déjà eu à le regretter bien que je ne sois jamais monté à cheval.

Aëlius se retourna, ouvrant la porte pour sortir de la chambre tout en réfléchissant.

* Je ne sais pas qui est cet homme, mais s'il était avec Eileen, c'est qu'il avait plus d'affinité avec Evans qu'il ne le laisse paraitre.
Evans n'était pas bête, il n'aurait jamais laissé partir Eileen avec quelqu'un en qui il n'avait pas une confiance absolue, surtout en de telles circonstances... *


Ils sortirent de la ferme et partirent d'un bon pas (compte tenu des blessure de Diboan) après avoir trouver et tailler un bâton en forme de canne.

Après quelques pas, Diboan se tourna vers Aëlius.

- Qui êtes-vous ?
* Ca j'aimerai bien le savoir aussi. *
- Je m'appelle Aëlius. A défaut de meilleure désignation, je suis un... comment dit-on déjà ? ...... un vagabond.
En fait je cherche mes racines.


Il ajouta après une courte pause pour que la discussion change de sujet :

- Que c'est-il passé à Tari ?

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MessageSujet: Re: En pleine forêt...   Sam 24 Avr - 15:39

- Non, il n'y a aucun cheval dans les environs. J'ai déjà eu à le regretter bien que je ne sois jamais monté à cheval.

- Etrange de ne pas savoir monter à cheval... Je vous apprendrai, alors... Quand je serai remis, bien sûr. Ce sera ma façon de vous remercier.

Diboan sortit de la ferme à la suite de l'inconnu, et un bout de bois taillé plus tard, ils étaient en marche vers l'Ouest. Ce fut en alignant ces quelques premiers pas que l'officier se rendit vraiment compte qu'il avait eu de la chance d'avoir survécu. Il avait dû frôlé la mort, et la conséquence directe était une profonde douleur dans tout le corps alors que son bras droit s'appuyait lourdement sur la canne improvisée.

- Je m'appelle Aëlius. A défaut de meilleure désignation, je suis un... comment dit-on déjà ? ... ... un vagabond.
En fait je cherche mes racines.


Cet homme était donc un sorcier vagabond... Un peu comme Diboan, en y réfléchissant. Il était un soldat, mais surtout un homme de main toujours amené à se déplacer. En ces temps-ci cette condition n'allait pas s'arranger, à cela près qu'il n'avait, d'après les propos d'Aëlius, plus aucun supérieur.

- Que c'est-il passé à Tari ?

- Je...

Diboan avait craint depuis son réveil qu'on lui pose cette question. A présent il devait y répondre, sauf que lui-même ne connaissait pas toutes les circonstances du coup d'état. Il pouvait dire la vérité, bien sûr, mais il n'avait aucune assurance que ça ne lui porterait pas préjudice par la suite.

- ... Je ne sais pas trop. En fait j'étais un des officiers chargés de la garde du palais de Tàri. J'ai été réveillé précipitamment à l'annonce de l'attaque, mais alors que je me rendais à mon poste pour organiser la défense du bâtiment, sire Dablord m'a ordonné de me rendre à Calfalas pour informer son frère de la situation. J'ai donc fuit le palais mais des assaillants m'ont vu et ont commencé à me pourchasser. Je me suis caché comme j'ai pu jusqu'au moment où je suis tombé sur une elfe qui fuyait elle-aussi la ville. Quand le passage fut libre on a donc couru dans la forêt et, je ne sais comment, on a été rattrapé et on est tombé dans une embuscade... Ensuite je me suis réveillé dans cette ferme. C'est tout ce dont je me souviens.
Alors, Aëlius-le-vagabond-qui-cherche-ses-racines, que comptez-vous faire maintenant que ces contrées sont à feu et à sang ?

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MessageSujet: Re: En pleine forêt...   Sam 1 Mai - 18:25

* On dirait qu'il ne veut pas en parler...
Ca peut se comprendre ceci dit.
Mais j'aimerai en apprendre plus. *


- Alors, Aëlius-le-vagabond-qui-cherche-ses-racines, que comptez-vous faire maintenant que ces contrées sont à feu et à sang ?

* Bon, soit, nous y reviendrons plus tard... *

- Je ne compte pas changer. A feu et à sang où pas, je continuerai mes recherches.
Avec un peu de chance, les évènements pourraient même m'aider.
Ceci dit, je ne sais absolument pas où nous allons... Vous n'avez pas une idée par hasard ?
D'ailleurs, vous ne m'avez toujours pas donné votre nom.


* Si seulement je savais où se cache Mia... Ca serrait pratique. *

Avec la forêt sur leur droite, ils ne voyaient que la plaine qui s'étalait à perte de vue sur leur gauche.
Aucun signe de vie, seuls les cris d'oiseaux cachés troublaient le silence.

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MessageSujet: Re: En pleine forêt...   Ven 14 Mai - 1:51

- Je ne compte pas changer. A feu et à sang où pas, je continuerai mes recherches.
Avec un peu de chance, les évènements pourraient même m'aider.
Ceci dit, je ne sais absolument pas où nous allons... Vous n'avez pas une idée par hasard ?
D'ailleurs, vous ne m'avez toujours pas donné votre nom.

- Diboan. Je m’appelle Diboan Onòra. Et si cela ne vous gène pas, j’aimerais me rendre sur les côtes, dans une des garnisons de gestion des frontières. J’ai là-bas quelques relations appartenant à l’armée d’Ashalas ; c’est l’endroit le plus sûr où on peut aller au vue des circonstances. En fait le commandant des troupes affectées aux frontières est un ami, et certains avant-postes ayant été gardés secrets, il reste encore une chance pour qu’il soit en vie.


Ils mirent une semaine et demie avant d’atteindre les célèbres falaises d’Elesgal. Même si Diboan souffrait à chacun de ses pas, leur retard ne s’expliquait pas sa lenteur, au contraire : il marchait vite si on prenait en compte la gravité de ses blessures – qui, heureusement, commençaient un peu à se guérir. En fait, les deux sorciers s’étaient rapidement rendus compte qu’ils ne pouvaient plus marcher le jour : Ashalas ayant sombré dans l’anarchie, les mercenaires étaient extrêmement fréquents sur les routes, et ceux-ci s’attaquaient particulièrement aux représentants de l’ancien régime… dont Diboan faisait intégralement partie. Lui et Aëlius s’étaient alors rendus à l’évidence : il valait mieux prendre le risque d’affronter des brigands, plutôt que des hommes à la charge de ceux qui avaient orchestré le coup d’état.

Evidemment, la chance souriant toujours autant à Diboan, les deux vagabonds furent attaqués la troisième nuit ; Aëlius se chargea quasiment seul des six hommes. Il est à noter que l’officier réussit tout de même, entre deux pauses discrètes pour essayer de passer inaperçu durant toute la durée l’escarmouche, à fracasser le crâne d’un attaquant avec un bout de bois qui traînait. Il considéra cet acte comme un exploit, et surtout comme un retour progressif de ses facultés. Le combat fut par ailleurs l’occasion pour Diboan de récupérer une épée, ainsi que des vêtements plus… « passe-partout », qu’il enfila par-dessus son uniforme – ce dernier serait en effet bien utile s’ils tombaient sur une des rares patrouilles d’Ashalas ayant subsisté.

Les deux hommes arrivèrent ainsi sur les côtes à l’aube, sans aucune égratignure de plus – en tout cas pour le soldat, et si l’on omettait aussi toutes les branches d’arbre qu’ils s’étaient prises en marchant dans la forêt, la plaine ayant été finalement évaluée comme « un milieu à risques ». Ils passèrent ensuite la matinée à longer les falaises, Diboan cherchant à chaque seconde un quelconque signe d’une garnison. La théorie voulait que des tours de guet soient positionnées tous les cinq cents mètres ; or, aucune n’était visible, et ce problème inquiétait grandement le sorcier. Seules quelques-unes semblaient se distinguer au loin dans la brume, à l’autre bout des falaises. Pourquoi avaient-elles donc toutes disparues dans cette zone ? Diboan ne fit pas part de l’énigme à Aëlius, mais il ne devait pas en penser moins.
Ils atteignirent finalement la garnison que Diboan recherchait – et qui était en fait plus loin qu’il le croyait, sans doute un effet dû au chemin inhabituel qu’ils avaient pris. Passés les palissades, cachées parmi les arbres, les deux arrivants purent constater un campement abandonné, les tentes trouées, comme victimes d’une tempête, et les rares bâtiments en bois ouverts, totalement désertés.

- Comment ont-ils pu déserter si vite ? Avant même le moindre signe de défaite…

Diboan se sépara alors d’Aëlius, traînant parmi les allées du camp et observant, déconcerté, l’état de la garnison. Tous deux se retrouvèrent un peu plus tard, sur une souche d’arbre près de la palissade Nord, à l’intérieur du camp.

- Ici on ne risque rien. Du moins, pas pour le moment. Les garnisons ayant été abandonnées, personne ne viendra fouiller par-là, surtout dans un lieu si reculé de la civilisation. En plus un puits a été creusé dès la création du camp, et on a donc accès à l’eau potable, sans parler de la possibilité non négligeable de surveiller la progression de l’envahisseur. Si on s’en tient à l’état des lieux, on peut facilement supposer que l’invasion a déjà commencé. La bonne nouvelle est que ces garnisons ont été créées en vue de deux objectifs : le premier est d’anticiper le moindre déplacement de l’ennemi ; le second de pouvoir rapidement intervenir en cas d’alerte… Cela signifie donc qu’il existe une crique dans les environs, et avec un peu de chance, il reste encore une embarcation…

Il sortit son épée, la déposa sur ses jambes et l’observa, souriant. Des marques tribales avaient été gravées sur la lame ; pour Diboan, ce n’était que la revendication de leur barbarisme.

- J’ai été faire un tour à l’armurerie ; je n’ai trouvé aucune arme. Pas de cheval non plus d’ailleurs… Pourvu qu’on trouve un forgeron… Remarquez, je n’ai pas de quoi le payer ; si on en trouvait un, je serais obligé de le menacer de le tuer, et je doute qu’un artisan stressé fasse du bon travail. Quelle ironie.

Les yeux du lieutenant tombèrent alors sur la chaussure d’Aëlius. Sans prévenir, Diboan se releva alors légèrement, poussa la jambe de son compagnon et attrapa le parchemin qui gisait par terre, à moitié enfoncé dans la terre. Le sorcier rangea son arme, épousseta le manuscrit et le lut à voix haute. C’était un poème écrit en sorcier :

Le Sommet de l’orage

Après une paisible matinée,
Le vent fouette nos sandales et nos pieds.
Cette tempête, d’un genre nouveau,
Nous repousse derrière le bouleau.
Notre repli s’en va donc vers les Brumes,
Où jadis vécut l’héritier du trône.

F.S.

- Ils n’ont pas déserté… Pas tous en tout cas. C’est un message.

Devant l’incompréhension affichée de son interlocuteur, Diboan dut s’expliquer.

- Il y a 7 ans, avant qu’il accède au trône, sire Dablord s’est rendu avec une centaine d’hommes au volcan des Brumes, officiellement pour préparer son mariage ; il y avait donc sa femme, dame Donovan, ainsi que leur fils. Il y a en fait aussi emmené Zelda Gil-Galen, qui était à l’époque la Souveraine des Elfes Sylvains, et l’y a torturée pour se venger d’un acte qu’elle avait commis à son égard. Ils ont passé une semaine sur les collines brûlantes du volcan des Brumes. Pendant ce séjour, sire Dablord a disparu à deux reprises, la première seul, la seconde avec sa garde personnelle ET dame Gil-Galen. Ils ont réapparu en fin de soirée, juste après l’annonce du siège de Calfalas. Peu de gens savent ce qu’ils ont fait cette journée-là, mais la seule chose que je peux vous dire, c’est que ça a grandement contribué à la réapparition d’Ashalas aux Humains. Toujours est-il que cette semaine-là, le commandant en second des troupes positionnées au volcan des Brumes était l’officier que je voulais trouver ici : Funiska Syzoru.

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MessageSujet: Re: En pleine forêt...   Mar 8 Juin - 0:42

- Diboan. Je m’appelle Diboan Onòra. Et si cela ne vous gène pas, j’aimerais me rendre sur les côtes, dans une des garnisons de gestion des frontières. J’ai là-bas quelques relations appartenant à l’armée d’Ashalas ; c’est l’endroit le plus sûr où on peut aller au vue des circonstances. En fait le commandant des troupes affectées aux frontières est un ami, et certains avant-postes ayant été gardés secrets, il reste encore une chance pour qu’il soit en vie.

*Il a le bras bien long pour officier... Tan mieux, ce sera probablement appréciable. Mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il cache beaucoup de son passé... Je mettrai ma main à couper qu'il connaissait Dablord, et de très près de surcroit.*

Ils se mirent donc en marche, décidant vite que se déplacer de nuit, le jour était trop risqué. Ce qui arrangeait plus Aëlius qu'autre chose, il préférait de loin voyager de nuit et il s'en tirait d'ailleurs beaucoup mieux que Diboan, évitant facilement branches et buissons là où l'officier récoltait brûlures et griffures...

La nuit avait cependant ses inconvénients. Lors de leur 3e nuit, un groupe de 6 brigands les attaqua.
Aëlius ne les entendit les encercler qu'une dizaine de secondes avant qu'il ne soit trop tard. Il poussa Diboan à terre, espérant que les brigands ne l'attaqueraient pas. Bandant son arc, il eut le temps de tuer 2 hommes dont l'unique archer de la bande avant de devoir tirer sa lame en mauvaise posture, à un contre 4...
Heureusement, Diboan se releva à cet instant derrière l'un des hommes et l'assomma séance tenante. Ce qui les désorienta assez longtemps pour qu'Aëlius transperce le coeur de son plus proche ennemis ce qui le ramenait à 1 contre 2, un rapport qu'il pouvais amplement maitriser bien qu'il y récolta plusieurs éraflures...

Après plusieurs semaines, ils découvrirent enfin la-dite garnison, dans un état lamentable.
Tandis que Diboan fouillait le camp, Aëlius fit le tour des alentours, relevant quelques traces d'escarmouches, mais aucun signe d'une bataille majeure.
Revenant au camp, il fit pars de ses découvertes ou plutôt de leur absence sans que l'officier ne puisse y apporter aucun éclairement.
- J’ai été faire un tour à l’armurerie ; je n’ai trouvé aucune arme. Pas de cheval non plus d’ailleurs… Pourvu qu’on trouve un forgeron… Remarquez, je n’ai pas de quoi le payer ; si on en trouvait un, je serais obligé de le menacer de le tuer, et je doute qu’un artisan stressé fasse du bon travail. Quelle ironie.
Aëlius lui lança une longue dague sortie de sa botte qu'il attrapa adroitement, preuve de son entrainement rigoureux.
- La lame n'est pas longue, mais elle est de bonne qualité.

Diboan se pencha alors et attrapa un parchemin coincé sous la botte du sorcier.
Après quelques explications, ils décidèrent de partir pour le volcan des brumes. Mais Aëlius insista pour rester quelques jours dans le camp le temps que Diboan se remette complètement de ses blessures malgré la position totalement opposée de ce dernier.

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MessageSujet: Re: En pleine forêt...   Mer 9 Juin - 20:02

Aëlius était en position de force, et Diboan n'avait donc pu s'opposer longtemps à sa requête de rester près du campement le temps que l'officier soit « complètement remis de ses blessures ». Evidemment, pour cela il aurait fallu attendre plusieurs semaines, et n'ayant pas de temps à perdre, il avait négocié d'attendre seulement le temps qu'il puisse se déplacer comme avant, soit normalement quelques jours, ne pût-il pas combattre au moment du départ.

Devant donc vivre dans cette ancienne garnison temporairement, ils décidèrent d'un commun accord de se partager les tâches nécessaires : Diboan irait chercher l'eau, et Aëlius s'occuperait de trouver à manger. Ainsi, peu de temps après l'officier militaire d'Ashalas s'en alla seul en pleine forêt pour retrouver la crique où il s'était rendu deux semaines auparavant, juste avant son retour à Tàri ; juste avant le coup d'état. En fait ce voyage n'était pas indispensable, un puits se trouvant bien plus près du camp que cela, mais le sorcier avait aussi pour objectif de vérifier l'état du pseudo-port de ladite crique.

Les piteux vêtements des brigands laissés près de la souche d'arbre, tout comme sa cape, Diboan marchait lentement à travers les bois, essayant à tout prix de se préserver. Aëlius avait raison, il devait recouvrer toutes ses forces, et il n'était donc pas question de crapahuter n'importe où. Par chance, Diboan se souvenait très bien du chemin qu'il avait emprunté avec son guide et était, pour le moment, sûr de ne pas s'être trompé. Bien éloigné du point de rendez-vous, le lieutenant se rendit finalement compte que la région était réellement devenue déserte : pas un seul bruit ne se faisait entendre, si ce n'était celui des animaux et ses propres pas sur les feuilles mortes... Des craquements constants qui peu à peu finirent par effrayer le sorcier, qui se souvenait de la récente embuscade où, caché derrière un arbre, un groupe de rebelles s'en était pris à lui et à la Souveraine.

Plongé dans ses pensées, Diboan réussit tout juste à éviter de commettre l'erreur irréparable. A quelques pas devant lui s'élevait une conversation, conversation qu'il ne comprenait absolument pas. D'ailleurs, même s'il ne comprenait pas la langue, il ne la reconnaissait pas non plus. Pourtant, seules six langues existaient à Ashalas, quatre d'entre elles n'étant en fait que des dérivées, plus peut-être les patois, mais Diboan en était sûr : il n'avait jamais entendu ces sonorités-là.
Penché, progressant furtivement afin de pas être remarqué, le sorcier se rapprocha le plus près possible des deux inconnus et dégagea doucement la feuille qui lui bouchait la vue. Ils étaient assis sur une souche, au milieu d'une petite clairière, à la manière d'Aëlius et Diboan quelques heures auparavant. Leurs armes étaient près d'eux... Trop. Un écusson était visible sur les vêtements de l'un deux : c'étaient des Humains. Que faisaient-ils là, seuls ? Sans doute des éclaireurs. Qu'ils reviennent à leur point de départ ou non, cela n'empêcherait pas leurs supérieurs d'attaquer Ashalas. Il fallait donc boucher les éventuelles fuites sur l'état du royaume.
*C'est le moment de voir si je suis encore rouillé*
Il subsistait toutefois un léger problème : pour éviter de trop s'encombrer inutilement, pour enlever du poids et surtout éviter de se faire remarquer, Diboan avait laissé au camp l'épée qu'il avait récupérée sur les brigands. Il ne lui restait que la dague d'Aëlius, et sa magie – magie dont il n'avait d'ailleurs jamais appris que les bases. Cela devait tout de même être suffisant, ces connaissances élémentaires étant déjà un avantage sur l'ennemi.

Il était temps d'attaquer. Changeant légèrement de position afin d'avoir une meilleure vue sur ses cibles, Diboan attrapa dans sa main la dague offerte par Aëlius et coincée dans sa ceinture. Il comprit que le léger mouvement qu'il venait d'entreprendre n'avait pas dû être aussi discret qu'il le croyait quand il vit les deux hommes tourner la tête dans sa direction et se lever. Ils devaient n'avoir qu'un soupçon, mais ce soupçon était suffisant pour mettre la vie de l'officier en danger. Celui-ci se décida à agir et envoya alors d'un coup sec la dague, qui toucha alors sa cible en plein cœur. L'autre soldat sa précipita vers Diboan, qui se releva et commença à se tordre dans tous les sens pour éviter l'épée de son assaillant. Contournant soudainement le bras de son ennemi, le sorcier frappa celui-ci dans le dos et l'obligea à lâcher son arme avant de lui briser la nuque dès qu'il en eut l'occasion.
En sueur, il se rendit alors compte qu'il n'y avait pas que deux éclaireurs. D'autres se faisaient entendre au loin, criant des choses inintelligibles, cherchant sûrement les deux qui venaient de perdre la vie. Le lieutenant décida à ce moment qu'il était peut-être temps de revenir au campement, au moins pour prévenir Aëlius qu'il faudrait rester vigilent. Il pénétra finalement dans l'ancienne garnison en même temps que son compagnon, qui lui semblait beaucoup plus essoufflé et regarder sans cesse derrière lui.


- Il vaut peut-être mieux ne pas traîner là ; je suis tombé sur deux Humains que j'ai été obligé de neutraliser, et il s'est finalement avéré qu'il n'y en avait pas que deux... Quand ils découvriront les cadavres, ils chercheront les coupables, et s''ils nous cherchent, ils mettront moins d'une journée pour nous trouver.

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